Le 19 août 2010 à 10 heures, il sera décidé par un tribunal, du sort de nos camarades injustement incarcérés. C'est un grand jour qu'un membre de la communauté étudiante ne peut manquer. L'appel est sans équivoque. Notre présence est plus qu'un devoir moral mais une obligation. Nous devrons leur signifier notre solidarité et leur témoigner notre peine quant à leur souffrance.
Incursion des gendarmes au campus social, saccage des chambres d’étudiants, des étudiants sauvagement passés à tabac et pourchassés jusqu’aux villages environnants, des tentatives de viol, vols de téléphones et d’ordinateurs portables, d’argent,…Triste scénario digne d’un véritable film d’action et indigne de la part d’une autorité censée être dépositaire de la puissance et de l’ordre publics. Cette journée du mardi 03 août 2010 est loin d’être oubliée par la communauté universitaire et les villageois environnants.
Suite aux violations des franchises universitaires avec la présence des forces de l’ordre dans Le campus et les nombreuses pressions et menaces dont font l’objet les étudiants de l’Université Gaston Berger, et après la sortie presque maladroite du Recteur par voie d’affiche sur la situation à l’UFR /SAT, et voulant expliquer l’inexplicable, et défendre l’indéfendable, Le Journal Le Campus porte à la connaissance de la communauté universitaire, des pouvoirs publics, des partenaires de L’UGB , des médias et des populations, sa très grande consternation et condamne avec la dernière énergie le comportement à la limite despotique des autorités universitaires. - Reporté à maintes reprises, le lancement du journal des étudiants de Langues Etrangères Appliquées (LEA), LEA Times, a finalement eu lieu ce Vendredi 16 Juillet aux environs de 17h30 à la salle C27 de l’UFR/ LSH.
Dans une note d'information datée du 17 juillet 2010, le Recteur, Président de l'Assemblée de l'Université est revenu sur ce qu'il appelle les « perturbations des examens de fin d'année à l'UGB ». Le Pr Mary TEUW NIANE relate « sa » version des faits, les réactions de l'administration de l'UFR SAT, celle de l'Université, et les sanctions envisagées. Cette note, dont Le Campus s'est procuré une copie, est affichée partout dans le campus pédagogique, mis en ligne sur le site de l'Université. Elle est destinée à la communauté universitaire (PER, PATS et étudiants), aux pouvoirs publics, aux partenaires de l’Université Gaston Berger (UGB), aux médias et aux populations. Par cet acte, le Recteur enclenche la bataille de la communication, dont il s'était privé, vu la tenue de la 32e session du CAMES.
M. Abdoulaye GUISSE, étudiant en 3e année de Collectivités Locales à l’UFR Sciences Juridiques et Politiques et Président-Fondateur du groupe « Plum’Art » a exposé ce 13 février 2010 ce qu’il appelle «« la Poésie d’une Nouvelle Génération » (PNG) qui est , selon lui, une poésie au service du peuple et du développement.
La cafétéria du campus social a connu ce samedi un public différent, un public venu non pas pour les habituelles soirées dansantes, mais pour assister à cette cérémonie qui officialise un art poétique nouveau, une poésie nouvelle, « la Poésie d’une Nouvelle Génération ».
Une poésie engagée
Pour le théoricien de « la Poésie d’une Nouvelle Génération », sa poésie traite des thèmes comme la pauvreté, la misère, l’injustice, la corruption, la perdition, bref tous les maux qui gangrènent la société. Et pour se justifier, M. Guissé reprend les termes d’Alphonse de Lamartine : « puisque le temps change, il faut être de son temps et donner à ce temps l’art qui convient ». La PNG s’inscrit dans la logique de la littérature africaine mais rompt avec cette attitude à chanter la beauté de sa race et à critiquer constamment l’occident. Elle est « une poésie du développement ». Reste maintenant à préciser, que chez le poète de la nouvelle génération, le traditionnel thème de l’amour n’est pas exclu.
Une poésie simple et accessible
Autre spécificité de la PNG, c’est qu’elle se libère de toute exigence formelle qui la rendrait hermétique, inaccessible à un public jeune qui constitue sa cible principale. La PNG se range ainsi dans la même foulée que ceux qui prônent la libération du langage poétique et, le respect des règles d’écriture ne saurait s’y ériger en obligation.
Une poésie favorisant le récital vivant
Dans un monde où les jeunes se désintéressent de plus en plus de la lecture, dans un monde où les jeunes, galvanisés par les progrès de la science, trouvent « plus facile d’allumer un écran que d’ouvrir un bouquin », il nécessite que les poèmes soient déclamés en public. Ainsi, par une intonation vocale très soignée, une gestuelle significative, la poésie peut retrouver son charme d’antan et se réconcilier avec son lectorat perdu.
Une poésie du développement
A en croire le juriste-poète, une Afrique meilleure est subordonnée à l’édification de sa jeunesse. L’Afrique ne peut être sauvée que par une jeunesse animée d’un amour pour la justesse, la droiture et la bienfaisance. Ce qui explique le fait que sa poésie soit essentiellement orientée vers une conscientisation des jeunes et une refonte des mentalités car, dit-il : « Le développement est d’abord mental, comportemental, avant d’être sociétal. Il est d’abord individuel avant d’être collectif. »
Par ailleurs, le poète n’a pas manqué de se prononcer sur des grands sujets comme les Etats-Unis d’Afrique et à ce point, il affirme que ce projet « ne saurait se réaliser que lorsque le besoin émanera de la base ».
Une mobilisation massive
Les membres de « Plum’Art » ont profité de cette cérémonie pour déclamer des poèmes traitant des thèmes comme l’Unité Africaine, le patriotisme…
Cette cérémonie a enregistré la présence du Directeur de l’UFR Sciences Juridiques et Politiques, du Président du Cercle des Ecrivains et Poètes de Saint-Louis, des représentants de la Coordination des étudiants et de la Commission social, qui ont tous félicité et encouragé le théoricien de la PNG. Il faut noter aussi la présence d’un nombre considérable d’étudiants venus savourer les délices des belles lettres.


